mercredi 11 décembre 2013

inside #8



c'est toujours la même histoire que la vie me sert. le bouillonnement, le fourmillement, et l'hyper-sensibilité à l'environnement. et puis le trop plein. la coupe qui déborde. ce besoin de passer des paillettes aux vêtements de lin. des talons de 12 aux sabots suédois. des cris aux bruissements. du soleil à la pénombre.
l'automne se termine, flamboyant, et j'aspire à l'hiver blanc. aux lumières basses et tamisées. aux douces chaussettes de laine. aux épais édredons. aux soirées entourée de livres, de bons films, de cahiers. au silence.

je cherche le rythme de l'hiver. je cuisine de la soupe. je goûte la chaleur de la couette surmontée du lourd couvre-lit de chanvre. hier soir j'ai regardé une n-ième fois la double vie de véronique. irène jacob et la musique de Preisner m'ont une nouvelle fois submergée.
et ce matin j'ai enlevé de mon smartphone les applications IG et facebook. pour apprécier quelques jours un tête-à-tête avec moi-même. 
demain j'irai peut-être dire bonjour à la forêt glacée.



6 commentaires:

Adeline a dit…

Ces photos dans les tons verts sont superbes (comme toutes les autres d'ailleurs, quelle sensibilité artistique !). Tu vas me manquer sur IG mais je te comprends. Recentre toi bien !

desjoursdeslunes a dit…

Bonne retraite ma belle. Je suis pour la juste dose pour éviter ce genre de trop plein mais j'éprouve tout de mêle régulièrement le même besoin de prendre du recul. Je t'embrasse.

Cécile a dit…

Que tes photos sont belles ! Heureuse de lire que tu t'entoures de simplicité, de sérénité et de douceur, deux mots qui sont parfois difficiles à conjuguer dans le rythme effréné de décembre !

alexandra a dit…

A tout à l'heure mon amie :-)

Vue sur... a dit…

La vie une histoire d'ombre et de lumière que tu sais si bien capter... saisir ... apprivoiser et nous retranscrire

belliflora a dit…

Je suis bluffée par les photos, surtout la première je dois dire. J'aime bien tes mises en scène extérieures :-)
Ce balancement, on le connaît tous avec plus ou moins de force...personnellement il n'est pas si radical, j'ai plutôt l'impression que c'est moi qui tantôt accepte d'être entourée de plein de choses, tantôt plus...mais l'intérieur reste peu ou prou le même...
Bonne recherche de l'esprit d'hiver !