mardi 16 septembre 2014










je me souviens d'être partie enfant en vacances avec des amis de mes parents et leurs enfants. un séjour dans une ferme, en normandie. je me souviens de balades après le dîner sur des chemins de terre, et de l'odeur des vaches. j'aime particulièrement l'odeur du fumier...
je me souviens d'autres été, dans le loir-et-cher, d'être allée chercher le lait à la ferme d'à côté avec la dame qui nous gardait ma soeur et moi. et des dîners le soir tard dans la cour de la ferme quand les hommes rentraient de la moisson. de notre petit lapin adoptif à chacune. et des caches-caches dans les champs de maïs. 


j'ai pris la voiture cet après-midi pour aller me perdre dans la campagne. je ne savais pas où j'allais. mais j'étais heureuse d'y aller. je n'aurais pas fait ça avant. avant mon mal-être des derniers mois. avant j'avais peur. peur de me perdre. peur de croiser des gens. de croiser un chien errant. peur de paniquer seule. je crois que la nature de l'Ecosse, si puissante, si omniprésente, a commencé à me guérir d'une angoisse de sombrer, de me liquéfier, de disparaître. 
sur le bord de cette petite rivière, je me suis laissée emporter par les reflets des grands arbres dans l'eau. j'ai accepté de mettre un pied de l'autre côté du miroir. à chacun de mes pas des grenouilles sautaient. il faisait très chaud. et j'étais bien. 



je tourne autour des cycles et du temps, je le vois bien. temps suspendus et temps qui file. marques du temps sur les corps les objets la nature. et comment faire du moment présent une nourriture pour l'esprit qui file trop vite vers la suite...
j'aimerais bien, de temps en temps, cesser de m'en préoccuper...

vendredi 12 septembre 2014







Arrive le moment où le corps n'est plus lisse. de la fraîcheur de la jeunesse que reste-t-il... la peau a traversé des tempêtes sentimentales, les attaques de la maladie parfois... les larmes ont creusé des sillons sur les joues, les rires sur les joues. et le Temps... le Temps modèle le corps comme la mer les rochers. érosion visible lorsque soudain on se retourne sur ce que l'on était avant. 
mais ce corps, celui de maintenant, celui qui a vécu, souffert, joui, attendu... ce corps comme il est, dans sa réalité sans fard, avec ses rides, le ventre plus jamais vraiment plat, les seins attirés vers le sol, les cicatrices, est dense de notre vie. témoin et acteur de nos instants.
c'est pour ça qu'il est beau. parce qu'il est plein. il est la preuve que nous ne venons pas de nulle part, que notre histoire nous a transformé. et que nous pouvons continuer la route.

( merci à mon modèle, et à ceux qui vont suivre, pour la confiance et l'authenticité...)

mardi 9 septembre 2014






période étrange. période sensible.
notre vie change. charlotte vient de quitter la maison. elle a passé sa première nuit chez elle. chez elle, qui n'est pas chez nous. c'est merveilleux de la voir prendre son envol. et je ne peux pas m'empêcher d'être un peu triste... passage...

mercredi 3 septembre 2014








encore une balade en bord de Loire. peut-être parce que l'Ecosse me manque, et que la proximité de la nature me ressource .