mercredi 23 juillet 2014


dans le ciel qui s'éteint,
dans la lumière qui fuit,
s'il te plaît
danse avec moi

lundi 21 juillet 2014







un soir d'été, après une journée pleine de torpeur, avant que l'orage n'éclate. aller sur les bords de loire.

il y a voir, et regarder.
il y a entendre, et écouter.
dire la lumière. celle du matin, et celle du soir. comment les formes d'un même objet varie quand elle le lèche. comment elle met en avant le petit, l'insignifiant de la vie quotidienne.
mais au delà de la lumière, c'est le regard qui compte. comment on ouvre les yeux et on se laisse toucher.
dire l'instant présent. on ne possède que ça. et à peine le possède-t-on que déjà, en un battement de cils, il ne nous appartient plus.
rien n'est moins sûr et plus fugace que l'instant. et c'est bien pourtant tout ce que nous possédons. peut-être.

mardi 15 juillet 2014





je ne vous avais pas dit je crois... un soir de printemps je suis allée faire des courses un peu tard un mercredi soir. quand je suis revenue vers la maison la nuit commençait à prendre sa place. et la lumière était tellement belle, et transperçante, que j'ai dû me garer sur le bord de la route tant je pleurais. les larmes coulaient toutes seules. je n'ai pas pu lutter contre la lumière, contre la beauté. elle m'avait traversée de part en part. j'étais comme une lumière dégoulinante. pleine. et douloureuse. parfois trop de beauté c'est blessant.

lundi 14 juillet 2014







je ne compte plus les billets, ça ne sert à rien. j'affûte mes armes. 
mon appareil photo, mon moleskine. et l'amour.
j'affûte mes armes, je me prépare. non, en fait je suis déjà prête. 
pendant plus d'un mois j'ai passé la majeure partie de mon temps à fixer de mon regard vide le plafond de ma chambre. allongée sur le dos j'ai tenté de me dissoudre dans le matelas, de m'évaporer dans l'air pesant du début d'été.
si je dis, si j'écris "mes armes", on envisage la guerre. c'est violent. oui parfois c'est violent la vie. il y a un combat pour la lumière. j'ai la chance, même en ce moment, de la voir parfois percer à travers les nuages. comme quand je lis les mots de Bobin. pendant un instant, je suis aveuglée. le temps que mes pupilles s'accommodent, je suis éblouie. ce n'est plus ma tête qui pense mais mon a^me qui bat la chamade au rythme de la phrase. plus de compréhension, mais un enveloppement vif de mon coeur. un réveil. un soulagement. oui! c'est c'est ça la vie, le sens, le chemin! j'ai donc bien raison d'affûter les armes, de continuer de chercher, même à quatre pattes, même à tâtons dans le noir! je suis en vie, je ne suis pas seule...

jeudi 15 mai 2014

* i s o l d e *

dans ma boîte au retour des vacances, de quoi tester le patron  i s o l d e  de citronille... astrid m'avait dit que ça devrait me plaire : elle commence à bien me connaître...

minimaliste - chic - sobre - facile à vivre

cousue ce matin, portée cet après - midi, c'est LA robe que l'on peut porter avec des talons comme avec des converses, avec un élégant sac à main  comme avec un panier. et s'il fait encore un peu frais le matin, on peut porter un pantalon dessous...
détail non négligeable, elle a des poches! et moi c'est souvent ce qui me manque sur les robes, parce que je peux être un peu garçon manqué, j'ai toujours les mains dans les poches...

et donc, voici  i s o l d e , en lin écru citronille... la première d'une longue série...





lundi 12 mai 2014

formentera #7

des gens...











formentera #6

eivlys nous avait dit de ne pas louper le coucher du soleil à cala saona. alors on y est allé.
juste avant que le bar en surplomb de la plage ne ferme, on a commandé deux mojitos. et on est allé s'installer sur le sable. 
il y avait quelques personnes mais l'ambiance était très calme. tout le monde se préparait au spectacle... et quel spectacle...
du genre que tu as les poils qui se hérissent sur les bras, même pas à cause des coups de soleil. que tu te dis que cette planète est d'une beauté à couper le souffle, et que tu es quand même bien content d'avoir une conscience pour vivre ça. du genre qui te tire les larmes des yeux. du genre qui te fait dire merci et te sentir recueilli...
il n'y a plus à penser, juste à ressentir.